Malaïka, le tube Swahili

C’est qui les Swahilis ?

Les Swahilis sont des gens habitant à peu près au même endroit, parlant à peu près la même langue et partageant à peu près la même religion et les mêmes coutumes.

Pour les plus pointilleux, on peut ajouter que les peuples swahilis vivent sur la côte Est de l’Afrique (Kenya, Tanzanie, Mozambique). Le terme « swahili » provient d’ailleurs du mot arabe سواحل, « les côtes ». Les peuples swahilis sont donc les peuples co-côtiers d’Afrique de l’Est.

Et Malaïka ?

C’est un mot swahili qui veut dire « ange » (dans son sens coranique, les Swahilis étant majoritairement musulmans). Malaïka, c’est aussi le nom d’une chanson chantée par un Kényan, Fadhili William, à partir de 1958. La chanson va vite connaître le succès. De nos jours, il semble qu’elle soit célèbre dans une large partie de l’Afrique.

Il n’est pas certain que Fadhili William soit l’auteur de la chanson, mais là n’est pas la question. Les paroles et la mélodie sont d’une simplicité touchante, sans être maladroites. J’avance que cette petite ballade est devenue un tube grâce à son instrumentation moderne et le son de sa guitare, dans la tradition américaine des ballades des années 50-60, sur lesquelles il fait bon courtiser.

Dans la chanson, Malaïka désigne peut-être le prénom d’une jeune fille, ou le prénom d’une fille moins jeune, ou encore la traduction de « mon ange » :

Malaika, nakupenda Malaika
Nami nifanyeje, kijana mwenzio
Nashindwa na mali sina, we
Ningekuoa Malaika

Kidege, hukuwaza kidege
Nami nifanyeje, kijana mwenzio
Nashindwa na mali sina, we
Ningekuoa kidege

Mon ange, je t’aime, mon ange,
Que puis-je faire, moi, ton jeune amoureux ?
Si ce n’était le manque de fortune, oui,
Je t’épouserais, mon ange.

Petit oiseau, je rêve de toi, petit oiseau,
Que puis-je faire, moi, ton jeune amoureux ?
Si ce n’était le manque de fortune, oui,
Je t’épouserais, petit oiseau.

Voici donc la chanson dans sa première version. Elle n’a que deux couplets, et la fin, désinvolte, nous tombe dessus sans prévenir. On tout de même le temps d’être séduit :

Quelques années plus tard, Miriam Makeba, une sud-africaine contrainte à l’exil pour avoir participé au tournage d’un film anti-apartheïd, prête à son tour sa voix à Malaïka (avant que la chanson atteigne l’Europe, en format sage ou ridicule) :

Pour finir, la version épurée de l’hypnotique Angélique Kidjo, la star béninoise :

Source : Wikipédia

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