La batucada brésilienne

La batucada ?

C’est une musique de rue originaire du Brésil, mais répandue dans toute l’Amérique du Sud. Elle est jouée par un groupe de percussionnistes (au moins une quinzaine) appelé bateria de samba. Les musiciens défilent dans la rue à l’occasion d’un carnaval, d’un match de foot ou de toute autre fête populaire. Les batucadas sont d’une incroyable variété rythmique. Il faut bien se représenter le raffut produit par tout ce petit monde : la batucada, c’est la joie de la polyrythmie imposée aux moins mélomanes.

Les baterias de samba sont composées du plusieurs types de tambours :

  • le surdo, le plus gros, se joue avec une espèce de masse
  • le repique, plus petit, se joue avec des baguettes (le meneur de la batucada l’utilise pour les appels)
  • la caixa, encore plus petite, est une sorte de caisse claire, et le tarol en est une version plus courte
  • le tamborim, le plus petit des tambours

Des instruments insolites viennent compléter la formation, parmi lesquels :

  • le célèbre agogô, souvent composé de deux cloches formant un U
  • l’apito, le sifflet de la batucada
  • la cuica, un instrument étrange qui produit des bruits d’animaux, et qui se joue en frottant une tige de bois reliée à la membrane d’un tambour
  • les chocalhos, petites brochettes de cymbalettes ou de tubes métalliques remplis de grains


De gauche à droite : le surdo, le repique, la caixa, la cuica, le chocalho et l’agogô.

La performance

Les instrumentistes sont incroyablement synchrones, ils adoptent des mouvements ondulés et suggestifs. Par quelques gestes indéchiffrables ou par un appel furtif au repique, le meneur peut provoquer des changements inattendus de rythmes. La batucada se joue la plupart du temps en cercle ou en formation de parade.

Une première batucada argentine studio, uniquement composée de tambours :

Une batucada lors d’un carnaval en Argentine, avec chocalhos (à droite au début) et agogô (à 1:26, par exemple). On entend aussi l’apito de temps en temps. On peut s’étonner qu’une telle profusion de plumes vête si peu les danseuses. Tout cela confirme le caractère assurément sexuel de la batucada.

Sources : Wikipedia, et